
Lieu
L’Institut de Cardiologie de MontréalCatégorie
Cardiologie, Maladie cardiovasculaireRésumé
Les études ont démontré que les gens atteints de maladie cardiovasculaires (MCV) présentaient beaucoup plus de risques de souffrir d’une dépression que les gens en bonne santé physique. Les patients atteints de MCV qui sont déprimés pourraient être plus à risque d'événements cardiaques (par exemple, infarctus du myocarde, IM) et de mortalité par rapport aux patients atteints de MCV qui ne sont pas déprimés. Cependant, la plupart des études sur lesquelles ces constatations sont fondées ont été menées chez des patients immédiatement après un événement cardiaque majeur (par exemple, IM), ce qui rend difficile de savoir à quel point le risque futur est dû à la dépression et à quel point il est dû à la gravité de l'infarctus du myocarde. De plus, plusieurs de ces études ont évalué seulement les symptômes dépressifs, qui peuvent ne pas avoir la même signification clinique que les niveaux sévères de dépression. Pour régler ces problèmes, nous avons besoin d'évaluer l'impact de la dépression clinique sur le risque de mortalité et d'événements cardiaques dans un échantillon de patients ambulatoires stables qui ont également subi un événement cardiaque majeur. Pour évaluer l'impact du niveau de dépression à la fois sur le développement et la progression de la MCV, il serait utile d'étudier un échantillon de patients avec et sans MCV connue. Tel est l'objectif principal de la présente étude.
Des résultats positifs nous permettraient de comprendre à quel niveau la dépression a le plus grand impact sur la processus des maladies cardiovasculaires, ce qui pourrait encourager les médecins à évaluer et à traiter la dépression à un stade suffisamment précoce de la maladie et ainsi avoir un impact significatif sur le pronostic.
Guillaume Lacoste, Coordonnateur du CMCM
(514) 338-2222 poste 3989
decade@mbmc-cmcm.ca
Fondation des Maladies du Coeur et AVC du Québec
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