ÉTUDE iCARE / RÉSULTATS / Cumulatifs : Sondage 1 à 7


  • Les données présentées ici ont été recueillies entre le 27 mars 2020 et le 9 février 2021
  • Ces données ont été recueillies auprès de 61 552 personnes
  • Âge moyen des participant-e-s : 43 ans
  • L’âge des participant-e-s variait de 8 à 100 ans
  • La participation globale a généré 105 600 visites sur la page web de l’étude iCARE, provenant de plus de 175 pays

PARTICIPATION ET DONNÉES DÉMOGRAPHIQUES


La première phase du sondage iCARE a mobilisé 28 651 répondant-e-s et, au total, 61 552 personnes ont répondu au sondage en date du 9 février 2021.



Les personnes interrogées dans le cadre du sondage iCARE sont en grande partie des femmes âgées de 25 à 50 ans, en emploi, vivant en milieu urbain avec une formation de niveau collégial ou universitaire (ou plus) et gagnant un revenu situé dans le tiers moyen de leurs pays respectifs.


ADOPTION DES COMPORTEMENTS SANITAIRES : Résultats comparatifs

Une comparaison des niveaux d’adoption de ces quatre principaux comportements sanitaires (lavage des mains, distanciation physique, port du masque et évitement des rassemblements sociaux) révèle une augmentation et un maintien des taux de port du masque depuis mars.

Les résultats révèlent une réduction quant à l’évitement des rassemblements sociaux entre le mois de mars et septembre. Toutefois, on constate une hausse pour ce comportement depuis octobre suivie d’une augmentation marquée en janvier.

Le lavage de mains et la distanciation sociale sont à la hausse depuis septembre.


 

Quatre principaux comportements sanitaires : Graphiques supplémentaires


Le lavage des mains est l’un des principaux comportements sanitaires recommandés par la grande majorité des autorités sanitaires dans le monde. Dans les endroits où l’accès à l’eau est fiable, ce comportement sanitaire a été largement adopté : une moyenne de 85 % de tous les répondant-e-s rapporte le pratiquer « la plupart du temps » entre mars et février.

Les résultats montrent une diminution progressive de l’adoption de cette mesure entre mars et août, suivie d’une augmentation prononcée à partir de septembre jusqu’en février. Ceci ramène la moyenne à ce qu’elle était au début de la pandémie.



Le port du masque est désormais l’un des principaux comportements sanitaires recommandés par de nombreuses autorités sanitaires. Quoique ce comportement n’ait pas été recommandé au départ, lorsque les autorités sanitaires ont commencé à parler de son importance – et lorsqu’il est devenu de plus en plus obligatoire dans différents contextes – les taux d’adoption ont grimpé en flèche au fil des mois, tout particulièrement en août, avec un sommet au mois d’octobre.

Malgré une légère baisse du taux d’adoption en novembre, l’adoption de ce comportement atteint un nouveau sommet en janvier, tendance qui s’est maintenue en début février.



La distanciation physique est un autre comportement sanitaire important recommandé par la plupart des autorités sanitaires. La distanciation physique n’est pas un comportement instinctif et son adoption a légèrement diminué au fil du temps, mais demeure un comportement que 80 % des répondant-e-s en moyenne rapportent pratiquer « la plupart du temps » depuis le début de la pandémie.

Suite à une baisse générale du taux d’adoption entre les mois d’août et décembre, on constate une hausse depuis le mois de janvier pour atteindre le taux d’adoption que l’on avait vu au début de la pandémie.



L’évitement des rassemblements sociaux est un autre comportement sanitaire qui est largement non instinctif. L’adoption de ce comportement a été visiblement difficile et vraisemblablement intenable à maintenir à long terme pour les répondant-e-s.

Alors qu’on observait un taux d’adoption initial supérieur à 95 % en mars, les résultats montrent que l’adoption de ce comportement a été en constante diminution entre mai et septembre.

De petits signes d’amélioration ont été observés en octobre et en novembre, mais son adoption a atteint son plus bas niveau en décembre, alors que moins de 35 % des répondant-e-s rapportent éviter les rassemblements sociaux « la plupart du temps ».

Quoique le taux d’adoption du comportement se soit vu grimper juste sous la barre de 80 % en janvier, on constate une baisse importante en février, soit à 53 %.    


DÉSENGAGEMENT AVEC LES COMPORTEMENTS SANITAIRES : Résultats comparatifs (quarantaine et isolement)

Une comparaison des niveaux de désengagement face à ces deux derniers comportements sanitaires importants révèle une tendance mensuelle en dents de scie entre mars et août.

QUARANTAINE À LA SUITE D’UN VOYAGE

 Les résultats montrent un désengagement beaucoup plus important face à la quarantaine à la suite d’un voyage entre septembre et novembre.

On remarque un changement marqué en décembre et encore plus marqué en janvier. Toutefois, la tendance de désengagement retourne à la hausse en février avec un taux de 25 %.

ISOLEMENT EN CAS D’INFECTION OU DE SYMPTÔMES

Les taux de désengagement face à l’isolement en cas d’infection ou de symptômes se sont stabilisés entre septembre et décembre, suivis d’une réduction marquée en janvier où seulement 5 % des répondant-e-s rapportaient ne pas s’isoler. Quoiqu’on constate une nouvelle hausse du désengagement en février, le taux de désengagement demeure à son plus bas à date, sous les 9 %.


Rappel : Alors que d’autres comportements sanitaires misent sur la prévention et la santé personnelle, la quarantaine et l’isolement sont des comportements sanitaires surtout altruistes. Il faut cependant noter que des facteurs socioéconomiques peuvent rendre ce comportement difficile à réaliser pour certaines personnes.


 

Les deux comportements d’isolement principaux : graphiques supplémentaires


Les taux d’adoption de la quarantaine « la plupart du temps » après un voyage sont restés relativement stables au fil de l’année.

Les résultats montrent une lente diminution de l’adoption de ce comportement entre août et décembre, suivie d’une augmentation marquée en janvier et un déclin en février pour atteindre un taux de 76 %, ce qui est sous la barre du taux d’adoption moyen pour l’année de 79 %.



Les taux d’adoption du comportement visant à s’isoler « la plupart du temps » en cas d’infection ou de symptômes étaient relativement stables entre mars et décembre.

Le taux d’adoption a grimpé en janvier et février ce qui donne un taux d’adoption moyen de 88 % depuis le début de la pandémie.

Cependant, ceci se traduit par une moyenne de 12 % des répondant-e-s ne s’isole pas s’ils sont infecté-e-s ou symptômatiques, avec un taux de désengagement de 17 % pour le mois d’avril et d’août, soit près d’un répondant-e sur cinq.