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Extrait de Radio-Canada Première, Émission Les éclaireurs, audiofil du jeudi 2 février 2017

Trop souvent, le comportement d’un patient va à l’encontre de son propre bien, explique la psychologue Kim Lavoie, titulaire de la Chaire de recherche en médecine comportementale de l’Université du Québec à Montréal, qui se donne comme objectif de changer les mauvaises habitudes de certains malades et de combler le vide entre les actions de ceux-ci et les recommandations du médecin.

Comment expliquer, par exemple, que 65 % des médicaments prescrits par des spécialistes de la santé ne sont pas consommés? Kim Lavoie explique que certains patients font de l’évitement, car ils n’aiment pas l’idée d’être malades, tandis que des personnes atteintes d’hypertension ou d’asthme – des conditions qui n’ont, la plupart du temps, pas de symptômes – ne réalisent pas l’importance de la médication. Ce n’est qu’un exemple des situations où l’humain est néfaste pour sa propre santé et que la médecine comportementale tente de corriger.

[On doit] réussir à combiner une intervention médicale et une approche centrée sur le patient qui va lui donner les outils et la confiance pour y arriver.
Kim Lavoie

Les trois niveaux de conscientisation
Les médecins et autres spécialistes de la santé décèlent et reconnaissent les problèmes de santé, et en font part à leurs patients. Pour ces derniers, c’est le premier niveau – et le plus facile – à franchir afin d’adapter ses habitudes de vie au diagnostic reçu. La psychologie doit travailler sur les deux étapes suivantes : la motivation de rechercher le bien-être et la santé, ainsi que la confiance d’être capable d’y arriver.

« Il faut découvrir où ça bloque, et c’est rarement au premier niveau », explique Kim Lavoie. Les médecins sont donc bien limités dans l’effet qu’ils peuvent avoir sur les habitudes de vie des malades. La médecine comportementale est là pour montrer une autre approche et pour outiller les personnes qui font face à des maladies chroniques ou à des problèmes de santé variés, comme l’obésité morbide.